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Les supplices chinois et la torture sous la Chine impériale



Les fameux supplices chinois ont fait couler beaucoup d’encre et le terme bourreau chinois est resté une expression populaire. Cette image a contribuée au rejet de la Chine par l’opinion publique occidentale de part la cruauté des tortures infligées aux condamnés.

Confucius a exhorté la Chine à faire preuve de retenue dans l'imposition de la loi sur les gens. Mais des juristes comme Han Fei et Li si ont construit un système judiciaire extrêmement sévère. Tout est résumé dans ces propos de Li si, qui datent d’il y a 2200 ans :

« Seul un dirigeant intelligent est capable d'appliquer de lourdes peines pour les infractions légères. S'il y a des infractions légères effectuer de lourdes peines, on peut imaginer ce qui va être fait contre une infraction grave. Par conséquent, les gens n'oseront pas à enfreindre les lois. »

Ainsi la torture est spectaculaire et extrêmement cruelle pour dissuader la masse du peuple à commettre un délit ou à contester l’autorité.

Il y avait cependant des règles strictes sous les différentes dynasties chinoises : la compression des chevilles et des pieds sont des formes populaires de forcer les témoins à parler ou présumés criminels à confesser. Pour les pieds, les chinois utilisent un instrument appelé le Quen Kia. Si le condamné n’avouait pas, une deuxième tentative était autorisée mais pas au delà. Il était interdit de pratiquer cette question sur les moins de 15 ans et les plus de 70 ans.

Des délits mineurs tels que le vol mineur, sont généralement sanctionnés par les pouvoirs publics par le fait d’être fouetté dans les rues de la communauté locale. Une autre option est la bastonnade en présence du juge.

La Chine est célèbre pour ses variétés et l'utilisation de colliers en bois et des cages, appelé cangue : avec cette forme de punition, un grand collier en bois est fixé autour du cou d'un détenu et il doit être porté pendant une période variant entre deux semaines et trois mois. Pendant la journée, le délinquant doit se tenir dans un lieu public. Parfois, deux condamnés sont placés dans la même cangue.
Une autre option pour un juge est d’ordonner qu’un condamné ait une chaîne attachée autour du cou à laquelle est attachée une lourde pierre.
Les chinois ont également utilisés le pilori, un peu comme en Europe occidentale. C'était une forme populaire de punition pour des infractions mineures. La version chinoise a été le Tcha ou Kea.

Comme archidiacre de Hong Kong, John Henry Gray (1823-1890) a beaucoup voyagé à travers la Chine dans les milieu des années 1800. Il écrit: "Les procès et les tribunaux chinois du droit sont menées par la torture ... Les tribunaux sont ouverts au public…. Le juge lors de la conduite d'un procès est assis derrière une grande table, qui est recouvert d'un tissu rouge. Le prisonnier est obligé de s'agenouiller en face de la table .... Il est considéré comme coupable jusqu'à ce qu'il prouve son innocence…. Au cours du procès on demande au prisonnier demandé un grand nombre de questions suggestives qui ont une tendance à l'incriminer."

L'un des supplices les plus connu est le lingchi qui est une pratique qui est apparue au début du Xe siècle, sous les Liao (907-1125). Cette peine sera appliquée de plus en plus à partir du XIe siècle, servant de mesure de répression contre des révoltes sanglantes. Le démembrement sera inscrit dans le code pénal pour des crimes graves sous la dynastie de Yuan (1271-1368). Jusqu’à son abolition par les Qing en 1905, il servait à punir trois sortes de forfaits : les crimes de lèse-majesté (haute trahison, complot contre l’Empereur, rébellion) ; les crimes familiaux (en Chine, l’autorité de l’Empereur est assimilé à celle du père de famille) ; les crimes atroces et inhumains (organisation de bandits pour faire régner la terreur, découpage des parties du corps d’une personne vivante).

Le terme lingchi ne s’applique pas à tous les démembrements, mais uniquement à ceux qui ont été légalement prononcés par un tribunal. Il est difficile de savoir exactement comment il était codifié et pratiqué avant les Qing.

Appelé aussi « peines des huit couteaux », cette peine consistait à séparer en public les membres du corps d’une personne vivante attachée à un poteau. Le bourreau utilisait huit couteaux qu’il sortait d’un panier. Avec le premier, il évidait les seins. Le deuxième lui servait à entailler les biceps alors que le troisième appliquait le même traitement aux cuisses. Les quatrième et cinquième couteaux étaient employés pour couper les bras au niveau du coude et les sixième et septième à trancher les jambes au niveau du genou. Le huitième couteau servait à trancher la tête ou porter un coup au cœur. Pour ceux qui pouvaient se le permettre, il était possible de s’arranger financièrement avec le bourreau pour que le coup de grâce survienne plus tôt. Les restes étaient jetés dans un panier et la tête pouvait être exposée en place publique.

Ce châtiment qui a horrifié les Européens n’avait pourtant rien à envier à certaine pratiques occidentales. Jusqu’en 1789, les crimes de lèse-majesté étaient punis en France par l’écartèlement entre quatre chevaux alors que les chefs de bandits se voyaient attaché sur une roue alors que leurs membres étaient brisés avec une barre en fer. En Angleterre, les condamnés étaient coupés en quatre (quartering). Les corps démembrés étaient aussi exposés en place public. Il fallut donc un siècle de plus à la Chine pour abolir ces peines cruelles bien que les lettrés y aient œuvré dès leurs origines.

Il existait d'autres tortures comme éplucher la peau qui était utilisée surtout sous les Ming et qui consistait à à séparer les couches de peau du reste du corps à partir de la colonne vertébrale, et ensuite à éplucher doucement la peau. Autre supplice l'écartelement par les chevaux où la victime est attachée par la tête, les deux bras et les jambes à 5 chevaux. Ces chevaux sont ensuite fouettés afin de courir rapidement dans les 5 directions en même temps, jusqu’à séparer les membres du corps. Sous la dynastie Han, le roi Han GaoZu décéda, la reine sa femme attrapa alors l’amante du roi et lui coupa la langue, les bras, les jambes, lui sorti les yeux des orbites, et la laissa ensuite vivante dans la porcherie… autres supplices chinois : la cuisson, la castration, l'empalement ou l'insertion des aiguilles. Certains condamnés se faisaient enterrés vivants.

Pendant les dernières années de la dynastie des Qing (1890-1911) des efforts ont été faits pour moderniser le système, parce que les peines sévères de criminels ont provoquées des réactions d'autres pays mais aussi par les révolutionnaires en Chine qui utilisaient ces exécutions pour démontrer la cruauté du régime impérial (pour rappel la Chine était dominé par les Mandchous). Voici une série d'illustrations montrant les différents supplices pratiqués durant la Chine impériale, elles parlent d'elles-mêmes :


















1 commentaire:

Jérôme Bourgon a dit…

C'est vraiment un monceau d'âneries, le "webmaster Asie", courageux anonyme, devrait avoir honte. Non, les images ne "parlent pas d'elles-mêmes", surtout lorsqu'elles sont fausses, comme c'est le cas ici. Quand on veut faire un travail sérieux, on commence par dire d'où viennent les images, et ce qu'elles représentent, en précisant si cela a un rapport avec une quelconque réalité.
Un site déshonorant, qui donne une piteuse — et fausse!- image de la Chine impériale et de sa brillante tradition juridique. J'espère au moins qu'il n'est pas fait par un Chinois!

Jérôme Bourgon (responsable du site http://turandot.chineselegalculture.org/)